BIEN CHOISIR

1. CHOISIR SON DUVET

2. CHOISIR SON SAC A DOS

3. VETEMENTS

4. RECHAUD

5. MATELAS

6. SE PROTEGER DU SOLEIL

7. BÂTONS

8. CHOISIR SES CHAUSSURES

9. LA RANDONNEE LEGERE

1. CHOISIR SON DUVET

Pour éviter de passer des nuits en position fœtale à essayer de se réchauffer, il est conseillé de ne pas choisir son duvet à la légère. Un duvet adapté à vos besoins vous permettra de passer de nuits plus confortables.

Froid et température ressentie

La température est une donnée objective mais la sensation de froid est très subjective, elle varie d’un individu à l’autre.

Les facteurs influant sur le confort thermique sont :

Facteurs externes :

- le vent : il abaisse la température ressentie. A 5°c avec 25 km/h de vent la température ressentie est de -5°c sur une peau nue.

- l’humidité : le pouvoir refroidissant de l’eau est 20 à 30 fois supérieur à celui de l’air. En atmosphère humide la sensation de froid est plus importante.

- l’orientation : un rayon de soleil le matin peut rapidement vous réchauffer. Un versant sud ou est sera plus tôt au soleil qu’un versant nord ou ouest.

- matelas : sous votre poids votre sac de couchage est comprimé et perd son pouvoir isolant. Votre matelas servira d’isolant thermique.

Facteurs individuels et corporels :

- Métabolisme : A corpulence ou anatomie équivalente tous les individus ne dégagent pas la même quantité de chaleur. Les femmes, de par leur anatomie, se refroidissent plus rapidement que les hommes. Les personnes âgées sont plus sensibles au froid car les tissus graisseux s’atrophient avec l’âge.

- la fatigue : elle accroît la sensibilité au froid.

- la faim : Pour lutter contre le froid le corps dépense beaucoup de calories. une alimentation riche est nécessaire.

- hydratation : l’exposition au froid augmente les besoins en eau et la déshydratation favorise la fatigue et l’hypothermie. N’attendez pas d’avoir soif pour boire. La poche à eau type camelback est une bonne solution pour s’alimenter en eau régulièrement sans avoir à ouvrir son sac.

- forme physique : les exercices d’endurance permettent la vasodilatation entraînant une meilleure résistance au froid.

- alcool : l’alcool n’a aucune qualité calorifique et agit comme un agent toxique. L’alcool est à proscrire en montagne et encore plus en haute altitude.

Températures

La température de votre sac de couchage dépendra de :

- La zone géographique

- La saison (été/hiver)

- L’altitude

- Les types de bivouacs (tente, refuge, belle étoile)

- les conditions météo (vent, humidité, intempéries, températures) Il est essentiel de déterminer vos besoins en fonction de la destination et de la période de votre voyage.

La norme EN 13537 :

Depuis 2002, une norme européenne (EN 13537) harmonise les températures des sacs de couchage. Elle permet de comparer des produits de marques différentes. N’étant pas obligatoire, attention aux températures mentionnées par certains fabricants.

Sur chaque duvet les fabricants indiquent 3 températures :

- confort : une femme de 60kg habillée de sous-vêtements chauds passera une nuit confortable.

- intermédiaire : un homme de 80kg habillé de vêtements chauds peut dormir sans ressentir le froid.

- extrême : température limite avant l’hypothermie, à prendre en compte seulement en cas de survie.

Garnissage

Deux types de garnissages existent sur le marché des sacs de couchage : le duvet et les fibres synthétiques.

Le duvet :

Les caractéristiques d’un duvet :

Les plumes composant un sac de couchage en duvet proviennent d’oies ou de canards. Privilégier le duvet d’oie de meilleure qualité que le canard.

Rapport duvet/plumettes :

Sur l’étiquette d’un duvet vous trouverez une indication de ce type 80/20, 90/10…Cette indication correspond à la proportion de duvet et de plumettes. Les plumettes sont essentielles pour assurer une bonne cohésion du duvet.

Un duvet avec ration de 90/10 aura 90% de duvet et de 10% plumettes.

Le pouvoir gonflant

C’est le volume occupé par une quantité de duvet donnée. Le pouvoir gonflant est mesuré en Cuin. Le Cuin (cube inch) exprime le volume en pouce (16,39cm3) occupé par une once de duvet (28,35g). Plus la valeur du cuin est élevée, plus le pouvoir gonflant est important. Les valeurs vont de 500 cuin à 900 cuin.

Avantages :

- L’un des meilleurs isolants connus

- Rapport poids/chaleur imbattable

- Compressibilité très importante

- Confort

- Longue durée de vie

- Très respirant (évite de transpirer)

Inconvénients :

- Faible Résistance à l’humidité, mouillé il perd ses capacités thermiques

- Entretien délicat

- Rapport prix/température plus élevé que pour le synthétique

- Déconseillé aux personnes allergiques

Fibres synthétiques

Les fibres synthétiques sont une alternative au duvet, qui ont pour avantages d’être plus résistantes à l’humidité et plus économiques.

Avantages :

- Isole même mouillé

- Résistance à l’humidité importante

- Séchage rapide

- Prix moins élevé

- Facilité d’entretien

Inconvénients :

- Rapport chaleur/poids plus important

- Compressibilité moins importante

- Moins respirant (on transpira plus vite qu’avec un duvet en plumes)

Forme du sac de couchage

Couverture :

Forme peu adaptée à la randonnée et à l’alpinisme. Larges aux pieds, ils offrent plus de confort mais une mauvaise isolation thermique. D’ailleurs, aucun fabricant ne propose de sacs de couchage haute performance en forme de couverture.

Le sarcophage :

La forme idéale pour la randonnée et l’alpinisme. Les sarcophages, plus étroits aux pieds et munis d’une capuche sont plus légers, plus compressibles pour de meilleures performances thermiques.

La taille :

Afin de conserver au maximum la chaleur, un sac de couchage doit être près du corps. Un sac trop large perdra des ses qualités thermiques. N’hésitez pas à demander d’essayer le sac avant de l’acheter.

En résumé

Les sacs de couchage en duvet seront adaptés aux randonneurs recherchant la légèreté et un faible volume. Pour les températures très basses, les sacs de couchage en duvet deviennent indispensables mais très couteux.

Les duvets en synthétique sont plus isolants en conditions humides (belle étoile, conditions d’humidité extrêmes). Ils offrent un meilleur rapport prix/chaleur. Ces sacs sont adaptés aux randonnées où le poids a peu d’importance et aux solutions plus économiques.

Ranger, stocker et entretenir son duvet

Conservez au mieux les performances de votre duvet en suivant ces quelques conseils.

En voyage pour ranger son duvet dans sa housse de compression, rien de plus simple.

Il suffit de bourrer le sac de couchage en vrac dans sa housse en commençant par la capuche.

Rouler et plier son duvet peut abîmer le garnissage de votre sac de couchage car en pliant votre duvet toujours de la même manière vous l’abîmerez aux endroits des pliures.

Stockage :

Evitez de laisser votre duvet compressé entre deux voyages vous éviterez d’abîmer le garnissage. Stockez le non compressé dans un sac de stockage, souvent fourni à l’achat, à l’abri de l’humidité.

Lavage :

Laver un duvet demande quelques précautions. Certaines marques proposent ce service, sinon procéder de la façon suivante :

- laver à basse température maximum 30° (programme laine ou délicat) ou à la main.

- Utiliser un détergent neutre ou du savon doux.

- Bien rincer, ne pas laisser de savon.

- Séchage à plat en plain air en le retournant pour éviter la formation de paquets de duvet. (non nécessaire pour les duvets synthétiques).

- Défaire les paquets de duvet de temps à autre.

- Vous pouvez utiliser le sèche-linge à basse température 1 à 2 heures puis le laisser reposer à plat en plein air.

- Ne stocker le duvet qu’une fois parfaitement sec.

Sac à viande et doublures

Les sacs à viande permettent un gain de chaleur de 1 à 2°c maximum. Ils ont pour usage essentiel de moins salir son duvet. Pour éviter de devoir racheter un duvet plus chaud, les doublures thermiques sont un bon compromis. La doublure en polaire permet un gain de chaleur allant jusqu’à 5°c. Ces doublures sont cependant lourdes et encombrantes (400grs). Le constructeur Sea to Summit propose une doublure thermique en fibre Thermolite plus légère et moins volumineuse.

Se réchauffer :

Votre duvet ne vous réchauffe pas mais conserve la chaleur de votre corps que vous dégagez. Ne rentrez pas dans votre duvet frigorifié, vous aurez du mal à vous réchauffer.

Pour vous réchauffer :

- frottez vous les mains et les pieds.

- une bouteille d’eau chaude (bien fermée) au fond du sac.

- débutez la nuit avec un bonnet (75% de la chaleur corporelle est dégagée par la tête).

- un petit 100m avant de rentrer dans son duvet (une méthode un peu brutale mais efficace).

Et vous qu’emportez vous ?

J’utilise un sac de couchage en duvet afin de privilégier la légèreté et le volume. J’ai un duvet avec une température -13°c confort pour les randonnées dans les régions froides et un duvet 0°c pour les autres situations. Lorsque les températures sont vraiment basses (-20°c), je dors avec ma doudoune, mon bonnet et mes sous-vêtements thermiques. La nuit pour faire un oreiller j’utilise mes vêtements. Lors de nuits fraîches je laisse mes vêtements du lendemain dans le fond de mon sac de couchage pour les laisser au chaud et au sec.

2. CHOISIR SON SAC A DOS

Quelle contenance

Bien choisir le poids de son sac à dos est important et dépend du type de randonnées envisagées :

- à la journée ou itinérante sans portage

- itinérante avec portage

Randonnée à la journée

Un sac à dos de 20 ou 30 litres suffira dans la plupart des cas. Cette contenance vous permettra d’emporter :

- de l’eau

- un appareil photo

- une veste

- une polaire

- un pique-nique

Et vous qu’emportez vous ?

Pour des randonnées à la journée, je pars avec un sac 28L qui me permet de rester léger et d’y mettre de l’eau, une polaire et quelques accessoires. Je cherche toujours à avoir un sac léger qui épouse correctement la forme de mon dos. Un sac bien tenu me permet de ne pas être gêné dans mes mouvements et de marcher tranquillement ou de courir en toute liberté.

Randonnée itinérante avec portage

Un sac d’une plus grande contenance permettra de mettre tout le matériel nécessaire pour une randonnée sur plusieurs jours. En fonction du voyage envisagé, un sac de 40 à 70L est conseillé. Il est difficile de définir un volume idéal, car nous n’avons pas tous les mêmes besoins. Nous déconseillons les sacs de plus de 70L trop volumineux et trop lourds une fois remplis. En fonction du niveau d’autonomie, les besoins ne seront pas les mêmes. 10 jours en autonomie totale demandent plus de matériel (tente, réchaud, nourriture,...) qu’une randonnée de refuge en refuge. Achetez un sac à dos en fonction du matériel que vous désirez emporter et non l’inverse. On a tendance à toujours remplir son sac au maximum.

Le poids

La différence de poids pour un volume donné peut être conséquente d’un modèle à l’autre. Le poids dépendra des tissus utilisés et des accessoires disponibles sur le sac. Un compromis entre un sac léger et quelques accessoires est un bon choix. Un sac dépourvu d’accessoires (poches latérales, ouverture par le bas) demandera une bonne organisation pour éviter de tout déballer à chaque fois.

Accessoire ou gain de poids ? A vous de choisir.

Et vous qu’emportez vous ?

Pour tous mes voyages j’utilise un sac à dos 60L de 1,8kg. Avec ce volume je peux partir en autonomie totale durant 15 jours, nourriture comprise. Un sac à dos de 60L est pour moi un bon compromis entre autonomie et poids. Lors de l’achat d’un sac à dos je privilégie le confort des bretelles et le serrage de la ceinture abdominale. Je choisis des sac à dos étroits pour la liberté de mouvements. Un sac à dos trop haut me dérange car il touche ma tête. la présence d’une poche « fourre tout » au dessus du sac me paraît essentielle.

A l’intérieur du sac mettre ses affaires dans un sac poubelle permet de les protéger de l’humidité et de la pluie.

Armature et sangle abdominale

La plupart ont une armature sauf certains modèles ultralight. L’armature permet de rigidifier le dos du sac afin de transférer une partie du poids à l’aide d’une sangle abdominale sur les hanches. Celle-ci doit être confortable avec un serrage puissant.

Associé à un système de ventilation, l’armature permet l’aération du dos en éloignant légèrement le sac. Il est important d’essayer le sac choisi en magasin avec une charge. Cela permet de bien évaluer le confort du sac (armature confortable, pas de points de compression, mousses confortables…). Un sac trop long sera inconfortable car il dépassera de votre tête.

ASTUCE : attention trop serrer la sangle abdominale favorise l’apparition d’hématomes sur les hanches.

Les accessoires

Les poches extérieures : elles vous permettront de ranger du petit matériel et quelques affaires facilement accessibles.

Le sursac ou sac de pluie : Certains modèles sont équipés de housses imperméables pour protéger le sac lors des intempéries. Ces housses s’achètent aussi au détail.

Poche à eau : Située à l’intérieur du sac, une poche permet de mettre une gourde avec un tuyau venant se fixer sur la bretelle du sac (type Camelbak). Ce système permet d’utiliser sa gourde à tout moment sans enlever son sac des épaules.

Portes piolets : Pour les alpinistes, vérifier la présence de portes piolets.

ASTUCE : Pas de housse de pluie, un sac poubelle sera tout aussi efficace, moins lourd et moins cher.

3. VETEMENTS

Le système des 3 couches

Modèle théorique, ce système permet de rester au sec et de conserver la chaleur corporelle durant l’effort et au repos.

1ère couche : être au sec

Cette couche doit garder la peau au sec en absorbant la transpiration et en transférant l’humidité vers les autres couches. Souvent négligée cette couche permet d’éviter la sensation de froid. Elle doit sécher rapidement et absorber la transpiration.

Pour être efficace, cette couche doit être portée près du corps. Beaucoup de fabricants proposent des t-shirts dits respirant à base de fibres synthétiques, qui dispersent la transpiration, ce qui permet un séchage rapide.

Fibres synthétiques VS coton :

Fibres synthétiques
Coton
Séchage rapide séchage lent
Dispersent mieux la transpiration Plus lourd
Légèreté Confort au toucher

Par temps très chaud (désert), le t-shirt en coton a l’avantage de sécher moins vite et donc de vous garder plus longtemps au frais lorsque vous humidifiez celui-ci.

Dans tous les autres cas, il est préférable d’éviter d’utiliser du coton même si il est plus confortable au toucher.

Une couche respirante permet l’évacuation de la transpiration pendant l’effort.

Une couche thermique respirante permet de vous garder au chaud après l’effort (bivouacs ou arrêts) et peut être utilisée pour dormir durant les nuits fraîches.

2ème couche : être au chaud

Cette couche vous gardera au chaud grâce à ses capacités thermiques.

Il existe 2 types de couches isolantes :

- Les polaires

- Les doudounes (duvet et synthétique)

Les polaires

Les polaires sont classées en fonction de leur grammage, allant généralement de 100g/m² à 400g/m². Plus le grammage est élevé plus les capacités thermiques sont importantes.

Les polaires sont légères mais volumineuses. Elles présentent l’avantage d’être respirantes, de ne pas craindre l’humidité et d’être économiques.

Doudounes

Comme pour les sacs de couchage les doudounes sont déclinées en deux catégories en :

- fibres synthétiques

- duvet

A poids égal les doudounes offrent de meilleures capacités thermiques et sont plus compressibles. Le choix d’un type de doudoune se fera en fonction de votre destination : climat et températures.

Duvet

Les doudounes en duvet ont un très bon rapport chaleur/poids. Très compressibles elles sont plus chaudes que leurs homologues synthétiques à poids égal.

Avec des températures très basses (<-15°c) la doudoune en duvet devient indispensable.

Peu respirante elle n’évacue pas la transpiration, durant l’effort il est donc difficile d’utiliser une doudoune sans avoir l’impression d’être dans un sauna durant l’effort.

Comme pour les sacs de couchage (cf : choisir son sac de couchage), les doudounes sont fonction de la qualité du duvet et de la quantité du garnissage.

Fibres synthétiques

Les doudounes en synthétiques conviennent parfaitement aux destinations humides. Elles sont plus légères et compressibles que les polaires et permettent d’affronter des températures plus basses. Respirantes, elles sont idéales lors d’un effort.

caractéristiques
polaires
doudounes synthétiques
doudounes duvet
Prix + ++ +++
Rapport chaleur/poids + ++ +++
Rapport poids/volume + ++ +++
Résistance à l’humidité ++ +++ +
Volume + ++ +++
Pouvoir respirant ++ ++ +

Et vous qu’emportez vous ?

J’utilise deux doudounes. La première me sert par températures clémentes (jusqu’à –5°c). C’est un modèle ultra-léger garni de 120grs de duvet d’oie (800 Cuin) pour un poids total de 350grs. La seconde, est une doudoune garnie de 400grs de duvet d’oie. Celle ci me permet d’affronter des températures très basses (-25°c) pour la haute altitude. Cette doudoune tenant très chaud me sert principalement durant les bivouacs ou pour les nuits très fraîches. Mon duvet n’ayant qu’une température de confort de –13°c, j’utilise ma doudoune pour dormir lorsque les températures chutent en dessous de –15°c. Je marche très rarement en doudoune, car cela devient vite désagréable lorsque l’on transpire. En journée j’utilise généralement mon t-shirt thermique et ma veste imperméable. Pour des ascensions en haute altitude j’utilise ma doudoune.

3ème couche : se protéger de la pluie

Cette couche respirante vous permettra de vous isoler du vent et des intempéries.

Une veste imperméable n’est pas une protection thermique. La structure de cette couche ne permet pas de laisser passer les gouttes d’eau mais laisse s’échapper la vapeur d’eau (transpiration).

Différentes membranes existent : eVent, Pertex, Gore-Tex, MP+. Toutes ces membranes protègent correctement des intempéries.

ATTENTION : une veste imperméable trop près du corps vous empêchera de superposer les couches d’en dessous. Pour les doudounes en duvet « grand froid » il faut prévoir une veste suffisamment large.

Poncho ou cape de pluie : les ponchos ont l’avantage de recouvrir le randonneur et son sac. Par contre le poncho ne protège pas du vent. Facile à enfiler par-dessus le sac c’est une très bonne alternative à la veste imperméable en moyenne montagne et en climat tempéré. Les ponchos sont souvent plus légers qu’une veste imperméable et sont économiques.

4. RECHAUD

Les différents types de réchauds dépendent du combustible utilisé. En France les réchauds à gaz sont très utilisés car il est facile de trouver des recharges de gaz dans le commerce. Mais les choses peuvent se compliquer à l’étranger. Vous choisirez donc votre réchaud en fonction du type de combustible que vous trouverez sur place.

Réchaud à gaz

Leur facilité d’usage en fait le réchaud le plus utilisé en randonnée en France ou en Europe.

Cependant, il est nécessaire de vous renseigner, avant le départ sur la disponibilité des recharges dans votre destination. Les bouteilles de gaz sont interdites dans l’avion même en soute. L’utilisation d’un réchaud à gaz est déconseillée en haute altitude.

Il existe deux types de recharges à gaz :

Les Campingaz qui ne s’utilisent que sur les réchauds Campingaz. Disponibles essentiellement en France et en Europe.

Toutes les autres marques (MSR, Coleman, Primus, Optimus…) ont des réchauds et recharges compatibles entre eux.

Les réchauds à gaz sont peu adaptés à la haute altitude et au froid. En dessous de -10°c votre réchaud risque de ne jamais s’allumer. Dans beaucoup de régions il est difficile de trouver des bouteilles de gaz, d’autant plus dans des régions peu touristiques. Les réchauds à gaz peu pratiques lors de longs treks (plus de 10 jours) si vous ne pouvez vous ravitailler en chemin. Il sera peu pratique de partir avec 4 bouteilles de gaz dans le sac en sachant que vous ne pourrez pas les jeter en chemin !

Avantages :

Utilisation simple

Peu dangereux

Précision du réglage de la puissance

Aucun entretien

Inconvénients :

Ne fonctionne pas à très basse température (< -10°)

Bouteille encombrante

Impossibilité d’emmener juste le volume de combustible nécessaire

Difficile de trouver des recharges dans certains pays et coins reculés

Réchaud à essence

Ces réchauds sont moins compacts et légers que les réchauds à gaz. Ils deviennent indispensables à basses températures et à haute altitude. Les réchauds à essence ont le gros avantage de fonctionner avec un combustible que l’on trouve partout dans le monde.

Plus difficile à utiliser, il demande de prendre quelques précautions à l’utilisation. Les réchauds à essence ont tendance à rapidement s’encrasser ils demandent donc un entretien (nettoyage des buses). Tous les réchauds ne brûlent pas le même type d’essence, il faut donc être très vigilant avant de partir et vérifier le type de carburant pouvant être utilisé (diesel, kérosène, essence blanche…).

Certains modèles dits « multi combustibles » acceptent aussi les cartouches de gaz et les rendent encore plus polyvalents.

Avantages :

Combustible universel

Fonctionne à très basse température

et à haute altitude

Possibilité d’emporter la quantité exacte de combustible nécessaire

Inconvénients :

Fonctionnement délicat

Poids et encombrement

Demande de l’entretien (s’encrasse facilement)

ASTUCE : pas besoin d’une grande bouteille à combustible il suffit d’une petite bouteille et de garder une bouteille d’eau en plastique pour les réserves.

5. MATELAS

En randonnée le matelas assure deux fonctions :

- confort du sommeil

- isolation thermique avec le sol

Le choix du matelas est un facteur important pour passer d’agréables nuits. Bien dormir en randonnée est primordial, l’effort à fournir durant les journées de marche est important.

Un randonneur en état de fatigue s’expose aux accidents car car la vigilance est moindre.

Moelleux et épaisseur jouent un rôle important sur le confort. Même avec un matelas très épais dormir sur des cailloux n’a rien d’agréable. Dans la mesure du possible éviter les surfaces trop dures et avec beaucoup de trous.

Matelas en mousse

Peu coûteux ces matelas sont idéaux pour des randonneurs recherchant la légèreté. Leurs inconvénients sont leur volume important et leur faible isolation thermique. Certains matelas sont composés d’alvéoles qui permettent d’emprisonner l’air entre le corps et le matelas permettant une meilleure isolation. Ces matelas ne nécessitent aucun entretien.

Avantages :

Les plus légers

Prix

Certains sont imperméables

Ne craignent pas les épines

Inconvénients :

Confort moindre

Isolation moindre

Volumineux

Les autogonflants

Ces matelas sont constitués d’alvéoles qui se remplissent d’air lorsque le matelas est déplié. Emprisonné dans les alvéoles, l’air est utilisé comme couche isolante.

A l’utilisation, il suffit de déplier le matelas et de le laisser se gonfler pendant quelques minutes. Pour plus de fermeté vous pouvez souffler quelques fois afin de terminer le gonflage. Pour le rangement ouvrez la valve et roulez le matelas pour chasser l’air.

L’épaisseur du matelas varie de 2,5 cm à 7cm. Les modèles les plus utilisés pour la randonnée sont les 2,5 et 3,8 cm. Les autres très volumineux et lourds ne sont pas adaptés à la randonnée.

La majorité des matelas sont déclinés en différentes longueurs. La longueur la plus courte (environ 120cm) permet un gain de poids. Le haut du corps repose sur le matelas. Les jambes peuvent être isolées du sol grâce au sac ou aux vêtements du randonneur. Le poids variera en fonction de la longueur, la largeur, l’épaisseur et des matériaux utilisés.

Les matelas autogonflants doivent être stockés à plat avec la valve ouverte et à l’abri de l’humidité.

Avantages :

Peu volumineux

Confort

Isolation

Inconvénients :

Plus lourd que les matelas en mousse

Fragile, attention aux épines

Prix élevé

Matelas gonflables

Les matelas gonflables sont dépourvus de structure alvéolaire et la couche isolante est entièrement constituée d’air. Ces matelas sont les plus confortables grâce à une bonne épaisseur. Ils offrent une faible isolation car l’air très mobile ne peut correctement isoler.

Ces matelas sont déconseillés pour les destinations froides. Ils offrent un bon rapport confort/poids. Leur prix sont moins élevés que ceux des matelas autogonflants.

Avantages :

Confort

Poids

Prix

Inconvénients :

Faible

Fragile : attention aux épines

6. SE PROTEGER DU SOLEIL

En randonnée on passe une grande partie de la journée à l’extérieur, il est donc essentiel de se protéger du soleil au niveau :

- De la tête nuque

- De la peau

- des yeux

Attention : même avec des températures basses ou un ciel couvert les rayons U.V peuvent nuire.

En montagne, les rayons U.V traversent une couche moins épaisse de l’atmosphère. Moins absorbés ils sont plus dangereux pour l’homme. De plus, la neige et la glace absorbent peu de rayons lumineux. La neige et la glace réfléchissent jusqu’à 80% de la lumière reçue.

La peau

Au niveau de la peau un T-shirt à manches longues permettra de protéger les bras et un pantalon léger, les jambes.

Lorsque la température est trop élevée pour marcher couvert vous couvrir de crème solaire toutes les 2 heures vous évitera un cancer de la peau. Privilégiez des indices élevés type écran total (indice 40 et +).

La tête

Pour vous protéger la tête une casquette est un bon choix. Mais attention la casquette ne protège pas la nuque, lorsque vous avez le soleil dans le dos.

Il existe des casquettes avec un rabat pour protéger votre nuque. Une bonne alternative est le bob ou le chapeau qui couvrira entièrement la tête.

Les yeux

Les lunettes ne doivent pas être choisies à la légère, votre santé en dépend. Les lunettes doivent filtrer à 100% les U.V. Vérifiez qu’elles portent le logo C.E. Les lunettes sont classées en catégories allant de 0 à 4, en fonction de leur pouvoir filtrant. En randonnée, prévoyez minimum des lunettes catégorie 3. En altitude et sur glacier, des lunettes catégorie 4 sont fortement conseillées. Il est important de choisir des lunettes qui couvrent correctement les yeux. Attention, il est interdit de conduire avec des lunettes de classe 4. Les enfants ont besoin de verres classe 4.

ASTUCE : En journée, évitez les sticks à lèvres sans protection U.V qui protègent du froid mais favorisent les coups de soleil sur les lèvres par leur effet loupe.

7. BÂTONS

De plus en plus utilisés, les bâtons ont une double utilité :

- soulager les genoux en descente

- répartir le poids du sac en montée

- Dans les descentes en terrain accidenté, les bâtons permettent d’amortir les chocs. Les chocs répétés, amplifiés par le poids du sac peuvent entraîner des douleurs aux genoux.

- En montée, les bâtons permettent de répartir le poids du sac à dos. A même allure, les bâtons vous permettront de moins forcer sur les jambes et donc de moins vous fatiguer.

Caractéristiques

Les critères de choix sont :

- la longueur rétractée

- le poids

- la poignée et la dragonne

Pour la randonnée, les bâtons rétractables sont conseillés. Les non rétractables sont difficiles à transporter et peu pratiques à utiliser.

- les bâtons rétractables sont constitués de 2 ou 3 brins. Ces derniers sont plus lourds mais plus pratiques car ils prennent moins de place dans le sac à dos. Lors de l’achat de vos bâtons, vérifiez une fois pliés qu’ils rentrent dans votre sac notamment pour l’avion. Les bâtons ont l’avantage de s’adapter parfaitement à votre taille. En fonction de la nature du terrain, vous pourrez réduire ou augmenter leur taille à votre convenance.

- le poids : le prix d’une paire de bâtons dépendra des matériaux utilisés et donc du poids. Les plus légers sont en carbone et leur prix élevé. Les alliages en aluminium sont un bon compromis poids/prix. L’aluminium absorbe moins les chocs que le carbone.

En randonnée, durant l’effort, les mains sont moites à cause de la transpiration. Il faut donc correctement choisir la poignée des bâtons..

Poignée

3 types de poignées :

- poignée en plastique : n’absorbe pas la transpiration. Un contact prolongé avec les mains moites peut créer des irritations.

- poignée en mousse : plus légère que la première. Elles absorbent mieux la transpiration.

- poignée en liège : très légère et agréable au toucher. Excellente prise en main et bonne absorption de la transpiration.

La pointe

Les bâtons avec une pointe en carbure de tungstène sont à privilégier car plus résistants que l’acier et autres matériaux. Certains constructeurs proposent des rondelles pour l’hiver. Plus larges elles évitent de s’enfoncer dans la neige.

8. CHOISIR SES CHAUSSURES

On peut classer les chaussures en 3 catégories :

- chaussures basses/trail

- semi-montantes

- montantes

Les chaussures basses sont réservées aux terrains faciles ou peu accidentés. Elles ne permettent pas un bon maintien de la cheville. Elles sont conseillées pour des randonnées sans sac à dos ou de faible poids. Leur avantage réside dans leur faible poids, gage de confort.

Les chaussures semi-montantes ou à tiges moyennes assurent un meilleur maintien de la cheville. Elles permettront d’appréhender des terrains plus variés.

Les chaussures montantes ou a tiges hautes permettent un maintien parfait du pied. Elles sont parfaites sur des terrains accidentés avec un sac à dos lourd.

Une fois que vous avez identifié le type de chaussures qui vous convient, n’hésitez pas à essayer plusieurs paires de marques différentes. En magasin, essayez les deux chaussures et n’hésitez pas à marcher avec.

Les critères à prendre en compte pour faire votre choix :

- le confort : un des critères les plus importants. Essayez les chaussures lacées pour détecter les points de friction ou de compression, si c’est le cas, changez de chaussures.

- la pointure : le pied ne doit pas venir buter sur le bout de la chaussure, vous pourriez en perdre vos ongles. Essayez-les avec des chaussettes de randonnée, souvent plus épaisses.

- la largeur : cela détermine le maintien du pied. Une chaussure trop large n’assurera pas un bon maintien même avec un laçage très serré. Une chaussure bien ajustée à l’avant permet une meilleure précision.

- adhérence de la semelle et amorti : point important car une bonne adhérence peut permettre d’éviter la chute. L’amorti de la semelle absorbe les chocs.

- protection : les pares pierres avants et latéraux permettent de protéger les orteils contre les chocs et les cailloux.

- imperméabilité : de plus en plus de constructeurs déclinent leurs modèles avec une membrane imperméable. Un pied au sec évite les ampoules, les mycoses et les champignons. A vous de choisir en fonction de votre destination.

- poids : peu de gens sont regardant sur le poids de la chaussure. Pourtant après des milliers de pas, 100 grammes de plus sur chaque chaussure fera une réelle différence.

Quelques conseils

En randonnée, des chaussures trop serrées empêchent une bonne circulation du sang.

Des chaussures trop larges perdront de leur précision. Un laçage trop serré ne compensera pas cette perte mais créera des points de compression.

En fonction de la température, des chaussures à tiges hautes sont conseillées car elles sont une meilleure isolation thermique. Si les températures sont trop basses, même la plus chaude des chaussettes ne vous empêchera pas d’avoir froid avec des chaussures trop légères.

Avant de partir

Si vos chaussures sont neuves, il est nécessaire de les faire à vos pieds en les portant quelques fois. Si vous avez la possibilité, faites quelques petites randonnées avec.

Vérifiez bien l’état de vos chaussures. Cela paraît bête mais une semelle qui se décolle, des crampons qui s’arrachent au milieu de nulle part c’est handicapant. Lors de vos treks vous pouvez emporter un petit tube de colle forte et une paire de lacets de rechange.

9. LA RANDONNEE LEGERE

Le principe

La randonnée légère n’a rien d’une science exacte car c’est une démarche personnelle. Partant du postulat qu’un sac à dos trop lourd peut être gênant voire handicapant, il s’agit de l’alléger pour un plus grand confort.

Il n’existe pas de recettes miracles car chacun fera en fonction de :

- la destination

- des besoins personnels

- des exigences au niveau du confort

La randonnée légère permet d’envisager certaines destinations inaccessibles autrement. Partir durant 15 jours en autonomie totale sans ravitaillement n’est pas possible autrement qu’en optimisant son sac au maximum.

D’autres y voient un confort indéniable. On ne marche pas de la même façon avec un sac de 10kg ou 18kg. Alléger son sac demande l’effort de se demander ce qui est nécessaire ou non.

La notion de confort est subjective. Chacun a des besoins personnels différents. Alléger son sac ne veut pas dire pour autant qu’il faut rogner sur la sécurité bien au contraire.

Pourquoi devrais-je alléger mon sac si je ne porte pas mes affaires ?

Dans beaucoup de randonnées vous serez accompagnés de porteurs ou d’animaux (mules, chameaux, lamas, yaks...). En fonction du pays, il existe une législation qui limite le poids par porteur. Malheureusement ces législations n’existent pas partout ou ne sont pas appliquées. Alléger un sac peut être une bonne initiative pour préserver la santé des porteurs.

Nous essayons au maximum de sensibiliser les voyageurs à ne pas dépasser 15kg de charge. Vous comprendrez qu’il est impossible pour nous de vérifier le poids de chaque sac et c’est pour cela que nous appelons à votre sensibilité pour comprendre que certains éléments non indispensables nuisent à la santé des porteurs.

Et vous pourquoi pratiquez vous la randonnée légère ?

Dès mes premières randonnées, je n’aimais pas porter mon sac à dos. J’ai très vite pensé qu’il fallait l’alléger. Alléger mon sac me permet de marcher vite avec une grande liberté de mouvement ou de courir sans être handicapé. Je trouve ça agréable de se sentir léger et de ne pas avoir mal aux épaules à la fin de la journée. J’ai commencé par alléger mon duvet et ma tente et petit à petit j’ai optimisé tous les éléments de mon sac à dos. Je n’ai jamais eu l’impression de perdre mon confort. Celui-ci je le trouve ailleurs dans mon voyage. Pour moi, le comble de l’inconfort c’est de porter des éléments dont je ne me sers pas. Chaque élément de mon sac doit avoir une réelle utilité.

Equipement pour faire l’Aconcagua :

L’ascension de l’Aconcagua peut se faire dans des conditions difficiles particulièrement à cause du vent. Cette ascension non technique requière une bonne condition physique et psychologique. Les températures peuvent être très basses (-25°c) aux camps au dessus de 5000m. Les vents très forts sont une contrainte supplémentaire. Les sacs de couchage pour les très basses températures sont un investissement onéreux.

Pour ce type d’ascension un sac de couchage avec une température confort de –15°c minimum est conseillé.

Sélection de duvets adaptés :

Doudoune :

La doudoune vous permettra de vous garder au chaud au bivouac et le jour de l’ascension.

Une grosse doudoune est recommandée.

Chez Triple Zéro les modèles Ukerdi 400 ou Ukerdi 500 seront un bon choix.

Une doudoune plus légère peut convenir si les conditions sont clémentes. A vous de choisir mais en cas de tempête ou d’accident une doudoune plus chaude pour vous sauver la vie.

Equipement trek en altitude Cordillère Royale (< 5000m)

Saison : Mai/Juin à Septembre

En cordillère les conditions climatiques en saison sèche sont clémentes. Il n’y a quasiment jamais d’intempéries. Les températures sont fraîches la nuit.

Sac de couchage :

Une température de –10°c est conseillée.

Sac de couchage en duvet :

Doudoune :

Les conditions en Cordillère Royale permettent de partir avec une doudoune assez légère.

© Jérôme Lecombe pour Terra Cordillera


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