Croisière

Chaleureusement accueillis à Manaus par un Wilson surexcité, nous ne sommes pas mécontents de quitter l’aéroport, le rythme des voyages en avion ainsi que la bousculade de Salvador de Bahia.
Nous embarquons sur le N/M Santarém, escortés par notre petit Caboclo, qui a apparemment décidé de nous raconter sa vie, ainsi que toute l’histoire de l’Amazonie.
Nous finissons par appareiller vers 17 heures, peu avant le coucher du soleil, et nous voici voguant doucement sur ce fleuve majestueux.
Les deux jours de croisière se passent sans histoire, et ni la musique à fond sur le pont, ni la climatisation glaciale de notre cabine ne parviennent à nous détourner de la beauté monotone des paysages que nous traversons.
Parti un peu en retard de Manaus, le capitaine du bateau s’est probablement piqué de rattraper le temps perdu, car nous arrivons à Santarém à 2 heures du matin, pour une longue escale qui durera jusqu’en fin d’après midi
Au petit matin, quelqu’un frappe discrètement à la porte de notre cabine, et nous faisons brièvement la connaissance de Jean-Pierre et de Pepa, correspondants de Terra Brazil à Santarem. Le temps de rassembler nos affaires et nous débarquons sur le quai boueux de Santarém.
La glace est vite rompue, puisque ni Jean-Pierre ni moi n’aimons vousoyer les gens (c’est à ce genre de petit détail de vocabulaire que JP trahit son origine suisse). Après s’être assuré qu’il ne nous manque rien pour les prochains jours, nous quittons à nouveau la terre ferme pour embarquer sur le Eloin, dont l’équipage est là pour nous accueillir.
En fait le bateau appartient à Floriano, son capitaine, avec qui Jean-Pierre travaille depuis près de 20 ans, à l’époque où Floriano avait acheté son premier bateau.
Le Comandante est assisté de Zenilton, le motorista, qui veille à ce que le gros moteur de 115 ch tourne comme une horloge. Enfin, la discrète et souriante Nelly sera notre cuisinière à bord, et nous ne tarderons pas à découvrir ses talents.
Très vite après notre départ, nous atteignons la zone de rencontre des eaux. Celles, marron clair et limoneuses de l’Amazone, sont deux degrés plus chaudes que les eaux du Tapajos, qui prend sa source au Mato Grosso, loin au Sud. Elles sont aussi trois fois plus rapides (six kilomètres heure contre deux), constituant ainsi une véritable barrière aux eaux vert foncé du rio Tapajos. Les deux flux coulent ainsi côte à côte sur plusieurs kilomètres avant de se mélanger complètement.

Nous apercevons quelques dauphins qui sautent hors des flots mais, à la différence des dauphins de mer, ces mammifères d’eau douce ne nagent jamais de conserve avec les bateaux et ils finissent par disparaître aussi soudainement qu’ils sont apparus.

Nous apercevons également, à bâbord, le port de Santarém. Il est devenu en quelques années un port majeur d’exportation du soja brésilien, à grands coups de corruption des élus locaux et fédéraux. Point n’est besoin de rechercher trop loin les coupables : l’immense usine de la Cargill, l’empire agricole Etats-unien, trône, flambant neuve, sur les quais. Nous aurons, Jean-Pierre et moi, de longues conversations à ce propos.

Très vite d’ailleurs, nous nous apercevrons que nos points de vue sont très proches sur beaucoup de sujets, l’écologie, la mondialisation, la répartition des richesses et, plus généralement, les relations de l’homme à l’homme et de celui-ci à son milieu.

Notre navigation nous amène à quelques kilomètres de Santarém, sur l’île d’Arapixuna. Nous avisons l’entrée d’un Furo, petit bras de fleuve apparaissant l’hiver, lorsque les eaux amazoniennes sont au plus haut et qui traversent certaines îles, ou bandes de terre, constituant parfois un véritable réseau de canaux naturels. Tous ne sont pas navigables et la plupart disparaissent l’été, avec la décrue. A cet endroit, le silence est extraordinaire, seul le bruissement du vent dans les arbres et le claquement sec des ailes d’un oiseau vient troubler le calme absolu de ce petit couloir aquatique. L’eau est calme et semble immobile, se transformant en un miroir pour la riche végétation équatoriale.

Nous quittons cette étroite voie secondaire, pour le Jari, un peu plus large et navigable en toute saison. Ce petit fleuve coule paisiblement sur cette île et sa source est.l’Amazone lui-même, offrant ainsi l’une de ses innombrables ramifications à cette terre émergée au milieu d’un véritable océan d’eau douce.

Le village d’Arapixuna est installé au bord du rio Jari, il est à cette heure-ci complètement désert, et notre guide nous fait découvrir la végétation du lieu : arbres aux graines d’un rouge vif très tachant, utilisé par l’industrie cosmétique pour rougir les bouches des dames, palmiers de nombreuses espèces et immenses fougères.

De retour sur le bateau, nous redescendons le Jari jusqu’à son « embouchure », quelques kilomètres plus bas sur l’Amazone, afin d’entamer la traversée du grand fleuve pour rejoindre le parc naturel du Tapajos, sur la rive Est du fleuve éponyme, où nous passerons la nuit.

A cet endroit, le fleuve est si large que nous avons l’impression de naviguer en mer ! Ces quatre heures de traversée sont l’occasion de découvrir un peu plus notre hôte. Jean-Pierre Schwarz est issu d’une famille juive polonaise émigrée en suisse. De mère cubaine, sa maîtrise de l’Espagnol et son goût de l’aventure le portent à entreprendre son premier voyage en Amérique Latine, à l’âge de 18 ans. Arrivé au Pérou pour visiter Machu Pichu, la ville de ses rêves, il se trompe d’avion à Lima et atterrit à Iquitos, en pleine Amazonie. Le prochain avion n’est que dans une semaine ! Un peu dépité de manquer l’objectif de son voyage, il rencontre le soir même, dans un restaurant, l’équipe du film « Fitzgeraldo ». Celui-ci deviendra mythique par le suite mais, à ce moment-là, le tournage vient à peine de commencer et on embauchent des bras. Jean-Pierre est embauché pour un mois à la logistique. De catastrophe en catastrophe, le film va durer trois ans et Jean-Pierre va tomber amoureux de l’Amazonie. 24 ans plus tard, il y habite encore.

Nous voici enfin en vue de Maguari , petit village fluvial, ou devrais-je dire côtier tant le fleuve est large à cet endroit (17 km), au nord du parc naturel du Tapajos. Long de plus de 200 kilomètres, ce parc naturel est une bande de terre large d’une trentaine de kilomètres en moyenne comprise entre la route BR163 et le fleuve, essentiellement de la forêt primaire. 3500 Caboclos l’habitent, regroupés en 22 communautés. Maguari est un petit centre de production artisanale de latex et d’huiles essentielles. Jean-Pierre et les indiens se sont d’ailleurs associés pour produire le précieux liquide. Outre leurs effets thérapeutiques très prisés, ces huiles ont l’immense avantage de requérir, pour être produites, une forêt vivante et sur pied. La commercialisation en Europe, via Internet, assure donc à la fois un revenu décent aux indiens, mais aussi la préservation de la forêt. C’est donc du développement durable par le commerce équitable.

Jean-Pierre a depuis longtemps compris que seule une alternative économique viable à l’exploitation forestière mécanisée assurerait la survie de ce fragile écosystème.

Ainsi, pour chaque litre d’huile vendu, une petite somme sert au reboisement. Grâce à cela, et à une entreprise quasi associative visant au replantage d’arbres, Jean-Pierre et un petit groupe d’amis ont replanté six hectares en quatre ans, principalement des palmiers Açai.

Au cours de la seule année dernière, la Cargill a abattu 80000 hectares de forêt pour planter son soja.

Comment ne pas parler d’urgence absolue, quand des études complaisantes, financées par la Nasa, tentent de démontrer que la même surface de soja fixe davantage le CO 2 que la forêt primaire ? Il est vrai que le gros business n’est jamais très loin quand on sait que les Etats-uniens, plus gros pollueurs de la planète, auront ces prochaines années un besoin vital d’acheter leur permis de polluer aux pays moins écologiquement agressifs ou industriellement plus en retard. Le Brésil d’ores et déjà dévoré par l’agriculture intensive des multinationales, très opportunément écologiquement correcte (elle fixe beaucoup de CO 2 ), fait figure de gros marchand potentiel. La boucle best bouclée avec un cynisme absolu.

Accueilli comme s’il était parti la veille, Jean-Pierre vient prévenir les Indiens que nous pénétrerons demain dans la forêt. Après tout, il sont les « gardiens » de la Mata, la grande forteresse verte, et sa qualité de guide l’oblige à signer le cahier des visiteurs. Alors que la nuit tombe doucement sur le village, Les jeunes nous offrent un spectacle insolite. En pleine jungle, sur un sol de terre battue, ils jouent au billard américain, et boivent de la bière en plaisantant. Comment ces deux billard sont-ils arrivés jusqu’ici, alors que ce village semble dénué de tout ce qui ressemble à du confort ? La « civilisation » a parfois de drôles de façons de s’introduire chez les gens.

Nous passons notre première nuit sur le bateau, à Maguari, bien à l’abri du vent dans un repli de la berge du rio Tapajos. L’eau du fleuve, très légèrement acide, interdit le développement des moustiques. Alors qu’un peu plus au nord, sur l’Amazone, la région est tellement infestée que même les étables ont des moustiquaires, ici le confort est extraordinaire. Seuls les bruits de la vie sauvage du grand fleuve viennent troubler notre nuit amazonienne.

Nous nous levons à l’aube et, après un copieux petit déjeuner préparé par Nelly, nous passons au village récupérer Francisco, ou Chico, pour nous accompagner dans la forêt. Il fait partie des huit ou neuf jeunes apprentis guide forestiers que Jean-Pierre emmène avec lui lors de ses excursions dans la région. Ils partent à tour de rôle, quelquefois une seule fois dans l’année, accompagner les groupes dans cette végétation qu’ils parcourent depuis leur plus tendre enfance.

Chico connaît tous les arbres, toutes les plantes et tous les animaux de la forêt. Excellent chasseur, il sait se déplacer sans bruit sous la canopée et rien n’échappe à son regard en apparence détaché. De la petite mygale au bord de son trou au cutia, fugitif petit rongeur jaune clair, nous découvrons peu à peu cette vie foisonnante et quasi invisible au profane.

Nous buvons l’eau filtrée des racines de l’imbauba et de la longue et fine liane sipo de fogo, apprenons les vertus de la graine de sucuru et de l’écorce du sacaca, à l’odeur camphrée, observons toutes sortes de fourmis, de la rouge minuscule à l’énorme toucandera noire, longue d’un centimètre et demi. Nous passons d’ailleurs à côté de gigantesques fourmilières, comprenant probablement plusieurs millions d’individus. Nous nous émerveillons en regardant vers le haut, la cime d’arbres immenses, comme vers le bas, le nid des cigales en terre jaune clair sortant du sol comme un cigare creux. Nous apprenons à utiliser les feuilles de certains palmiers pour communiquer au loin dans la forêt, ou le tronc sonore d’un arbre surnommé « téléphone des indiens ».

C’est Chico qui attire notre attention sur chaque élément, mais Jean-Pierre connaît chaque nom, en français et en portugais, et chaque utilisation pour toutes les plantes. Dix-huit ans d’Amazonie et une curiosité insatiable lui ont apporté une connaissance encyclopédique de la forêt.

Nous prenons le casse-croûte de dix heures au pied d’un arbre gigantesque, affectueusement surnommé « vovo de mata », la grand-mère de la forêt, dont l’âge est estimé à huit cents ans. Chico se colle respectueusement à son tronc colossal en murmurant « energia ».

Ce geste à lui seul symbolise le fossé profond existant entre les « natifs », et les exploiteurs de la forêt de toutes sortes. Rares en effet sont les hommes qui, comme Jean-Pierre au milieu des 20 millions d’habitants de l’Amazonie, voient la forêt comme autre chose qu’une source de profit.

La pluie accueille notre retour au village et nous visitons rapidement la fabrique artisanale de latex avant d’appareiller pour Alter do Chão et la maison de Jean-Pierre, où nous arrivons à la tombée de la nuit.

Tel un véritable Robinson, Jean-Pierre vit dans une cabane à peine améliorée, au fond d’un bras du Tapajos, appelé Lago Verde, dans un domaine qu’il a nommé « aqua verde » et qui donne leur nom à ses huiles essentielles.

Comme chaque soir grâce à Nelly, notre dîner est excellent. Nous dégustons des plats simples et variés, arrosés de jus de fruits frais, et nous endormons à l’heure des poules dans nos hamacs, troublés par le coassement insistant d’un invisible crapaud insomniaque.

Après avoir écopé la barque de Jean-Pierre, nous pagayons le lendemain matin vers la « forêt enchantée ». Il s’agit en fait d’un ygapo, c’est-à-dire d’une zone boisée inondée six mois par an. Celle-ci n’est accessible qu’en pirogue à travers de nombreux ygarapés, petits bras de fleuves étroits serpentant le long des berges. Après une demi-heure, le spectacle est incroyable et nous comprenons le surnom de cette forêt, car de grands arbres tordus émergent de l’eau immobile comme des géants pétrifiés, sous une lumière filtré par la voûte végétale.

Lorsque l’on se déplace à pied dans les bois, en marchant doucement, on a une grande impression de silence, car on n’entend pas vraiment le bruit de ses propres pas. Ici, le silence est total, absolu. La barque glisse sur l’eau lisse comme un miroir, laissant à peine un sillage muet derrière elle. Nous passons plusieurs heures à écouter ce silence rare et à contempler la magie du lieu, comme pour nous imprégner de l’essence de la forêt. Nous avons d’ailleurs du mal à retrouver le chemin de la sortie à travers le labyrinthe végétal, comme si celui-ci voulait nous garder encore un peu avec lui.

C’est à pied que nous effectuerons la prochaine étape de notre journée d’exploration de Lago Verde. Jean-Pierre et quelques amis ont tracé un sentier dans la forêt primaire qui couvre la colline derrière chez lui : le sentier des anciens. Il sert en fait de support à tout un récit historique de la région, afin de faire comprendre les enjeux et les périls qui guettent toute l’Amazonie. Nous apprenons ainsi que sur le site même de la maison de Jean-Pierre habitait au siècle dernier une vieille grand-mère qui produisait des remèdes à base de plantes de la forêt. Les huiles essentielles ne sont donc pas les premiers produits d’Aqua Verde à avoir des vertus médicinales. C’est une très vieille dame d’Alter do Chão qui a renseigné Jean-Pierre sur cette très ancienne habitante qui n’était autre que sa propre grand-mère !

Très escarpé, le sentier serpente sur les flancs de la colline parmi d’innombrables espèces végétales, dont certaines sont devenues fort rares, comme le palissandre d’Amazonie, essence merveilleuse qui couvrait jadis également une grande partie de l’île de Madagascar. Un des indices qui permet de qualifier cette forêt de primaire, c’est que bien que la majorité des arbres ne soient pas imposants comme dans le parc naturel du Tapajos, les lianes, elles, le sont. Ainsi, l’une d’entre elles particulièrement remarquable a un diamètre tel qu’il est impossible d’en faire le tour avec les deux mains. Elle est cependant accrochée à des arbres plus jeunes qu’elle, mais lorsque ceux-ci finissent par mourir ou tomber, sa grande taille lui permet de rester accrochée aux arbres voisins et de survivre à tous ses « hôtes » les uns après les autres.

Au fur et à mesure de notre ascension, Jean-Pierre nous raconte l’histoire des peuples indiens de cette région, et des bouleversements provoqués par l’arrivée des Blancs. Tout à coup, un énorme cri retentit derrière les buissons et Marina sursaute en hurlant à mes côtés. Dissimulé par d’épaisses feuilles de palmier, nous n’avions pas vu un Indien couvert de peintures de guerre qui nous attendait pour nous surprendre.

Romulus fait partie du sentier des anciens, c’est un ami de Jean-Pierre et co-auteur du tracé, qui nous raconte la suite de l’histoire. Remis de nos émotions, nous l’écoutons évoquer cinq siècles d’exploitation de la forêt. Il y eut d’abord l’âge des explorateurs, puis celui du caoutchouc, qui a fait la fortune de Manaus et de Belém, celui de l’or qui a provoqué une véritable ruée au siècle dernier accélérée par la construction de la route BR-163, celui du bois et de l’abattage massif des essences rares, et enfin aujourd’hui l’ère du soja, qui transforme la forêt vierge en plaine agricole sous la pression des grands groupes. Depuis cinq cents ans le Brésil livre ses richesses naturelles à l’avidité des hommes.

C’est d’ailleurs ironique que ce soit Romulus, dont le nom symbolise la naissance d’une des premières civilisations occidentales, qui nous sensibilise, nous visiteurs européens, à la préservation de cette terre du nouveau monde.

Nous arrivons au terme de notre parcours du sentier des anciens, touchés par la sagesse de ce lieu. Nous débouchons dans une clairière à flanc de colline, où se situe la maison de Romulus. Avocat au barreau de Belém, il n’y habite pas de façon permanente, mais vient y passer fréquemment quelques jours de repos. Sans murs ni portes, sa maison traduit bien l’état d’esprit ouvert de notre hôte, et nous méditons les paroles de l’après-midi en sirotant un jus de fruit et en contemplant le panorama de Lago Verde à l’horizon.

Puis il est temps de prendre congé, car Jean-Pierre tient absolument à nous emmener à la Serra Piroca (la colline chauve, que l’on voit d’ailleurs sur la photo). Nous remercions chaleureusement Romulus, car malgré le peu de temps passé ensemble, nous avons tout de suite sympathisé. Il décide d’ailleurs d’offrir symboliquement à Marina la clé de sa maison. qui n’a pas de porte, pour que nous puissions revenir si nous le souhaitons. Emotion et très bon feeling.

C’est en canoë que nous traversons Lago Verde pour atteindre la Serra Piroca, qui se trouve sur la berge Nord, nous accostons doucement sur la plage et laissons Zenilton se délasser tandis que nous prenons le chemin du monticule. La marche est aisée et l’ascension rapide, bien que très raide. Le sommet atteint, quelle récompense ! La région Amazonienne est un terrain assez plat, c’est pourquoi la moindre protubérance, telle que cette colline qui n’atteint pas cent trente mètres, nous offre une vue panoramique extraordinaire. Nous embrassons une grande partie des trente derniers kilomètres du rio Tapajos avant l’Amazone, c’est-à-dire toute la région d’Alter do Chão. Nous parvenons même à apercevoir la dernière pointe de terre avant Maguari, plus de cinquante kilomètres au Sud. Au sommet de la Serra Piroca est fichée une grande croix de fer, surmontée d’un lambeau de petit drapeau blanc illisible. Il s’agit en fait du logo d’une marque de Cachaça qui a en partie financé l’édifice. C’est amusant comme le catholicisme s’accommode de bien des choses par ici.

C’est sur cette vision merveilleuse que se termine symboliquement notre voyage en Amazonie. Le soleil se couche dans notre dos, tandis qu’une averse fait naître un arc-en-ciel extraordinaire. Pour la première fois, nous voyons parfaitement ses deux « pieds », il est immense et semble s’ouvrir en face de nous tel une porte gigantesque nous invitant à revenir.

Marina et César Tourdjman


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