Trek des pécheurs,

 

  • Trekking
  • 5 à 7 jours
  • De mars à novembre
  • Brésil
  • Détails

 

 

 

Au fil des jours...

Dans les alentours de Paraty, le parc national de la Serra da Bocaina et les réserves écologiques de Joatinga et Mamangua, adossés à la montagne, offrent de formidables itinéraires de randonnée à travers la mata atlantica (forêt Atlantique).
Les dénivelés peuvent atteindre 600 mètres pour 5/6 heures de marche effective par jour.
Le sentier suit la côte, au milieu d’une végétation tropicale luxuriante, de plage déserte en crique de carte postale, avec de fréquents passages sur des corniches offrant des points de vue privilégiés sur le littoral, superbement découpé.
Quant à la faune, elle est aussi discrète que bruyante parfois …

Ponta negra, l’hospitalité d’un village de pécheurs

Le soir, nous faisons halte dans de petits villages qui semblent coupés du monde (on n’y accède qu’en bateau ou à pied).
Nous sommes hébergés chez l’habitant, et ferons l’expérience de l’hospitalité des Caiçaras, les habitants de la région.
Ils vivent de la pêche et pratiquent une agriculture de subsistance.
Le plat typique de la région est logiquement le poisson frit (ou grillé) accompagné de manioc et de feijão (les haricots noirs avec lesquels on prépare également la fameuse feijoada).
Selon la saison, l’assiette se garnit également de crevettes, de poulpe, ou de crabe.
Cet itinéraire, original et hors des sentiers battus, respire l’aventure et la rencontre, loin du tumulte citadin.
Il combine la randonnée dans un cadre enchanteur, et le partage de moments de vie avec la population locale.
Selon les options retenues, la randonnée pourra s’organiser dans plusieurs configurations : à partir de 2 jours pour une mise en bouche, jusqu’à 7 pour la traversée intégrale des réserves, itinéraire que nous avons ouvert fin 2005.

Participation au développement local

On dénombre dans les réserves écologiques de Joatinga et de Mamangua 12 communautés « caiçara », culture propre à une région où il n’existe aucune route ou réseau électrique.
Cette population de pêcheurs subit les contraintes liées au classement de leur lieu de vie en réserve écologique : interdiction de couper des arbres, importante diminution des surfaces agricoles autorisées, prohibition de la chasse, interdiction de construire.
Avec l’intensification, au cours de la dernière décennie, de la pêche industrielle au large et de ses conséquences néfastes sur le volume de poissons à proximité des côtes, le revenu tiré de la pêche diminue d’année en année.
Ainsi, alors qu’il y a à peine 10 ans, les « Caiçaras » pouvaient vivre assez bien tant de la pêche que de l’agriculture, aujourd’hui, ces deux ressources sont fortement limitées, voire compromise en ce qui concerne la pêche.
La perpétuation de leur mode de vie est menacée. Les jeunes vont à contrecoeur grossir les rangs des légions de main d’œuvre bon marché dans les grandes villes, laissant la place à de possibles investisseurs immobiliers qui sauront contourner les lois environnementales.
La situation est cependant loin d’être sans issue, et l’écotourisme représente une réelle solution alternative. Depuis 3 ans, nous travaillons activement au développement structurel de quelques villages (Ponta Negra, Sono, Cajaiba).
L’accueil de petits groupes de randonneurs constitue une source de revenus significative dans la région.
Deux groupes par mois suffisent en effet à plus que combler les manques à gagner de l’agriculture ou de la pêche.

Trek de 5 à 7 jours

Programme au fil des jours

Jour 1 : PARATY - PRAIA DO SONO – PONTA NEGRA

Randonnée - 3h de marche effective – 200 m dénivelé – intensité faible
Départ de Paraty à 8:30 en minibus local avec notre guide francophone jusqu’au village de Laranjeiras (30 mn de trajet). La randonnée débute par une courte ascension, puis on s’enfonce dans la forêt atlantique (mata Atlantica), au cœur de « l’aire de préservation écologique de Joatinga ». Nous parvenons, après une heure et demie de marche tranquille, pour l’heure du déjeuner, sur l’une des plus belles plages de la région, praia do sono.
Arrêt déjeuner dans une bicoque locale, puis sieste recommandée. D’une part car le nom même de l’endroit (praia do sono, littéralement « plage du sommeil ») nous y invite, d’autre part parce que, sitôt que nous reprendrons la route, une ascension courte mais très pentue nous attend. La randonnée est moins exigeante après cette petite bosse, seule difficulté de l’ètape.
Nous laissons successivement praia da velha et praia dos antigos avant de parvenir, après 1h30 de randonnée supplémentaire au village de pêcheurs de Ponta Negra.
Nous nous posons pour la nuit dans ce hameau de bout du monde, au creux d’une crique où le seul bruit est celui des vagues qui viennent mourir sur la plage de sable blanc.
Tout compris. Nuit dans des chalets sommaires mais chaleureux (douche et toilettes privée - moustiquaire).

Jour 2 : VIE DE PECHEUR A PONTA NEGRA

La vie dans les alentours montagneux de Paraty n’a guère changé depuis 50 ans. La journée est consacrée à la découverte de la vie du village, qui vit en qu asi autarcie grâce aux ressources locales.
Le matin (en fonction des conditions météo), nous partons à la pêche avec les hommes du village qui nous expliquent, démonstration à l’appui, leur technique de pêche au filet fixe.
De retour au village, nous visitons une plantation de manioc et nous rendons dans une « maison de la farine » où le manioc est processé et réduit en farine.
Après le déjeuner, nous partons en compagnie d’un guide local vers une cascade à l’eau cristalline. Selon l’époque, visite de l’école du village, qui accueille plus du tiers de la population du village.
Tout compris. Nuit en chalet.

Jour Optionnel : PONTA NEGRA – CASCADE DE SACO BRAVO – PONTA NEGRA

Randonnée - 5h de marche effective – 600 m dénivelé – intensité forte
Nous partons en compagnie d’un guide local en direction de la cascade de Saco Bravo, un site d’une beauté saisissante à quelques heures de marche du village. L’excursion se mérite : pour rallier Saco Bravo nous empruntons un sentier escarpé alternant montées et descentes qui laissent peu de répit. Une fois arrivés à destination, la récompense est à la hauteur de l’effort : une rivière débouche de la forêt, à une trentaine de mètres au dessus du niveau de la mer. Elle coule d’abord en cascade le long de la paroi rocheuse jusqu’à une piscine naturelle d’où elle continue sa chute jusqu’aux vagues, qui viennent éclater avec force sur la roche.
Nous profiterons du site quelques heures avant de prendre la chemin du retour vers le village de Ponta Negra.
Tout compris (déjeuner pique nique). Nuit chez l’habitant.

Jour 3 : PONTA NEGRA – MARTINS DE SA – POUSO DE CAJAIBA

Randonnée - 6h de marche effective – 650 m dénivelé – intensité forte
Nous reprenons notre parcours vers la presqu’île de Joatinga et entamons la journée par une sérieuse ascension (dénivelé positif ininterrompu de plus de 500 mètres), au cœur de la forêt tropicale (2 à 3h de montée).
La descente nous permet de souffler. Nous poursuivons pendant près de 2 heures le long de la côte de la presqu’île de Cairuçu. Le sentier, souvent, surplombe la mer, offrant ainsi des points de vue sans pareil sur le bord de mer, avant de parvenir à la plage de Martin de Sá, une superbe langue de sable ouverte sur l’océan et connue comme l’un des meilleurs spots de surf de la région. Les surfeurs viennent jusque là par les sentiers escarpés, leur planche et leur tente sur le dos, pour profiter de vagues puissantes et constantes tout au long de l’année.
L’itinéraire quitte le littoral et nous nous enfonçons dans les terres, dans la réserve écologique de Joatinga, pour rejoindre l’autre versant de la presqu’île.
Il nous faut 1h30 pour rejoindre le village de Pouso de Cajaiba, posé sur les berges d’une autre plage de carte postale. Fin de journée libre.
Tout compris (déjeuner pique nique). Nuit chez l’habitant.

Jour 4 : POUSO DA CAJAIBA – PRAIA GRANDE – SACO DO MAMANGUA

Randonnée - 5h de marche effective – 550 m dénivelé – intensité forte
Départ vers 8:30. Le sentier longe la côte, sur le versant habité de la presqu’île de Joatinga. Les villages, les rencontres et les plages se succèdent jusqu’à praia Grande… un kilomètre de sable fin léché par une eau turquoise.
Tout près, une lagune d’eau cristalline et une cascade offrent au randonneur repu un endroit parfait pour un repos bien mérité.
On profite un peu de la plage avant de repartir. La montée est abrupte (550 m de dénivelé), un sentier étroit et parfois incertain nous conduit vers la réserve de Mamangua, certainement l’endroit le plus sauvage de la région.
Il s’y dégage un parfum d’aventure. Du col, nous découvrons l’étroite et profonde baie qui affiche des airs de fjord scandinave.
Arrivés à la plage do Engenho, un bateau nous achemine de l’autre coté de la baie, vers le « refugio do Mamangua », où nous sommes reçus par Paulo, écrivain-biologiste, et Cristina, son épouse.
Installés ici depuis 10 ans, ils mènent une étude sur l’équilibre entre un ecosystème fragile et son interdépendance avec les activités humaines (pêche, ostréiculture, agriculture, tourisme …). Avec un peu de chance, ils seront disponibles lors de notre passage et nous feront partager leur réelle passion de la région. Ils nous accueillent dans leurs chalets, au confort simple (pas d’électricité, mais douche chaude) mais à la tranquilité garantie.
Tout compris (déjeuner pique nique). Nuit en chalet.

Jour optionnel : PICO DO MAMANGUA

Randonnée - 2h30 de marche effective – 440 m dénivelé – intensité forte
Nous traversons le fjord en canoë pour nous rendre à Cruzeiro, paisible petit bourg de pêcheurs sur les berges du saco.
Nous voilà exactement au pied du pic de Mamangua, aussi appelé « pain de sucre de Mamangua », qui culmine à 440 mètres. Ascension d’une heure environ pour rejoindre le sommet, d’où l’on jouit d’un point de vue panoramique exceptionnel sur le saco de Mamangua. Nous prendrons le temps de profiter du paysage avant de redescendre, par le même itinéraire, jusqu’à la plage pour un bain mérité.
Retour en canoë au chalet, fin de journée libre.
Tout compris (déjeuner pique nique). Nuit en chalet.

Jour 5 : SACO DO MAMANGUA - PARATY

Randonnée - 2h de marche effective & 2h de canoë – intensité moyenne
Le matin, nous rejoignons le fond de la baie pour une incursion de quelques heures dans la mangrove. Le canoë, maniable et silencieux, est un moyen idéal pour s’approcher au mieux de cette nature intacte à la faune abondante : aigrettes, ibis et martins pêcheurs, mais surtout quantité de crabes, du petit siri rouge à pattes noires, au caranguejo, son cousin aux dimensions de tourteau, nous accompagnent durant la balade.
Nous laissons nos embarcations pour remonter une rivière à pied sur quelques centaines de mètres et profiter de la fraîcheur d’une piscine naturelle.
En fin de matinée, nous nous rendons à Regato, petit bourg perdu en bordure de mangrove. Nous sommes accueillis par Sr Jurrair et sa famille, qui perpétuent le mode de vie traditionnel des Caiçaras. Depuis quelques années, un projet d’ostréiculture et la confection artisanale de répliques de bateaux de pêche en bois peint procurent une source de revenus alternative à la pêche, principale ressource dans la région.
Après le déjeuner, dona Gracinha nous invitera à assister à l’assemblage de l’une de ces miniatures, avant de revenir en canoë vers le refugio de Mamangua. Nous récupérons nos sacs à dos, et repartons à pied vers Paraty-Myrim (« petit Paraty »), à 1h30 de là. Connu pour sa plage et sa vieille église portugaise, ce minuscule village et qui marque la limite de la réserve écologique.
Après une ultime baignade, retour en bus local à Paraty (30 mn de trajet).
Déjeuner compris. Dîner libre. Nuit en pousada.


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