La Chapada Diamantina,

A 500 kilomètres à l’ouest de Salvador, la Chapada Diamantina est l’un des sites géologiques les plus anciens du continent.
Dans ce bassin sédimentaire, la lente et patiente érosion du temps et des éléments a eu deux effets notables.
Elle a d’une part mis à jour les diamants qui s’étaient formés dans les profondeurs de la terre, déchaînant une véritable ruée aux 19e et 20e siècles, et donnant au massif l’adjectif de diamantina.
Elle a par ailleurs façonné un paysage grandiose et sauvage, berceau d’une flore débordante de vitalité et protégée par un parc national de 84 000 kilomètres carrés.
Le mot chapada vient de "chapa" (plaque), qui fait écho à la forme des "morros", ces montagnes aux contours presque circulaires et au sommet plat.
Entre et autour de ces monticules colossaux aux airs de Monument Valley, des plateaux recouverts d’une végétation rase qui font penser à la Corse, et des vallées luxuriantes typiquement tropicales où la plupart des grands fleuves de l’Etat de Bahia dessinent, de cascade en cascade, leurs premiers méandres.

Grandiose et sauvage Chapada Diamantina

Ce terrain de jeux d’une extrême variété se prête aussi bien à une visite organisée en mini bus autour des sites les plus réputés (le morro do Pai Inacio, la grotte de Lapa Doce, le Poço Azul et le Poço Encantado …) qu’à une découverte par la marche à pied.
C’est de cette façon que la Chapada dévoile le mieux ses atours.
En six, sept ou huit jours, le randonneur se délectera de passer tour à tour d’un sol sablonneux à un sentier de terre, avant de gravir une colline de granit pour jouir d’une vue à couper le souffle.
Le bivouac s’organise chez l’habitant, dans les vallées où seuls mènent des chemins assez large pour une mule, et où le mode de vie change presque au rythme géologique.

D’où peut être cette forme rare d’hospitalité sincère et spontanée, faite de gentillesse et de respect
On l’aura compris, les véritables diamants de la Chapada Diamantina ne se cachent pas sous terre ou au fond des rivières, ils sont accessibles à qui veut bien ouvrir les yeux, simplement.

La Bahia & Salvador, histoire & nature

La Bahia, l’un des plus grands Etats occidentaux du Bresil, fut le foyer du développement de la colonisation du pays, et constitua durant plus de deux siècles l’un des enjeux majeurs dans la lutte entre les puissances européennes pour le contrôle du Brésil et l’exploitation de ses richesses.
L’Etat doit son nom à la baie de tous les saints (Bahia de todos os santos), sur les berges de laquelle a été erigée la ville de Salvador, dont le nom est indissociable de la Bahia (son nom complet n’est il pas « Salvador da Bahia » ?)
C’est évidemment Salvador, incontournable avec sa vitalité populaire, son sublime centre historique, son carnaval incandescent, qui monopolise l’attention et les honneurs.
Il serait cependant injuste de réduire la région à cet important centre urbain, la Bahia regorgeant de sites à découvrir.

Littoral ou Recôncavo

Sur le littoral, la nature sauvage et les lieux branchés cohabitent en harmonie.
Au nord, la côte de Coco et son enfilement de plages aux noms célèbres, Arembepe, Imbassai, Costa do Sauipe et surtout Praia do Forte, sa vedette un peu surfaite.

Au sud, les îles de la petite (enfin on s’entend) baie de Camamu.
Sur Tinharé, on se plongera dans l’effervescence de Morro de São Paulo, station la plus en vogue du moment, tandis que sur Boipeba, notre préférée, on se délectera de la vigueur et de la beauté de la nature.
A l’intérieur, le Recôncavo désigne la zone agricole qui épouse les contours de la baie de tous les saints. De l’élevage, un peu de tabac, un peu de maraîchage, beaucoup de canne à sucre, c’est la recette qui a assuré la prospérité de la région, et représente toujours une part importante de son économie.
Eparpillées dans les cultures, de nombreuses traces du passé, à Cachoeira, São Francisco de Paraguaçu, São Felix … font d’une excursion dans le Recôncavo un voyage dans le temps.
Alors, en plus d’un passage à Salvador, une virée sur le littoral ou une plongée à l’intérieur ? Nous on a choisi, c’est fromage ET dessert !

Paradisiaques îles du sud

La trentaine d’îles qui constituent l’archipel de la baie de Camamu sont plus connues sous l’appellation d’« îles du sud de Salvador ».
De taille variable, toutes sont faiblement peuplées, principalement sur leur littoral, l’intérieur n’abritant que de rares cultures et une « mata » (forêt) intacte.
Sur Tinharé, la plus grande île, le village de Morro de São Paulo s’est taillé une fière réputation.

Il fut fondé en 1630 par les Portugais, comme un poste avancé destiné à protéger Salvador, la toute nouvelle capitale de leur colonie.
Le site est en effet stratégique : à l’extrémité de l’île, la bute rocheuse sur laquelle est construit le village offre non seulement un excellent point d’observation, mais aussi des conditions propices à la fortification.
Depuis le majestueux portique de pierre qui surplombe le petit port, on peut toujours parcourir sur quelques centaines de mètres les remparts qui longent la mer, jusqu’aux ruines d’un fortin.
Au pied du phare qui coiffe le « morro » (coline ou promontoire), un dédale de ruelles épouse une topographie capricieuse, nous sommes dans le cœur historique du village.
Depuis que l’endroit est devenu une station balnéaire prisée des Bahianais, le cœur véritable de Morro de São Paulo s’est déplacé vers les plages, où il bat désormais au son du forró, du axé ou de la techno.


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