CORDILLERE VOLCANIQUE
Cette Cordillère est la branche occidentale de la Cordillère principale qui se sépare en deux plus au Nord. Vers le sud, elle rejoint successivement la Cordillère occidentale bolivienne et les volcans du Sud Lipez (sommets traités dans la section Bolivie). Du Nord au Sud, elle constitue une frontière naturelle entre le Chili et ses voisins, délimitant aussi deux écosystèmes très différents : l’Altiplano à l’Est et une frange de terre étroite et aride à l’Ouest. Les sommets présentés se trouvent dans la splendide région du canyon de Colca.
Acces : D’Arequipa, vous devez rejoindre la région de la vallée de Colca, soit en 4x4, soit en bus vers Chivay (depuis la gare routière d’Arequipa, départs journaliers).
COROPUNA - 6425 m
Coropuna signifie « tombe sacrée sur le plateau » en souvenir du passage des Incas sur cet énorme volcan dont la partie sommitale est un immense plateau de 8 km à plus de 6000 m. Le sommet SW semble le plus élevé. Rejoignez d’abord le village d’Aplao, situé dans une vallée fertile, traversée et irriguée par la rivière Majes. La région est d’abord volcanique, on dénombre 70 volcans dans les alentours ! Dans cette région, il n’y a pas foule. Les rares habitants sont des indiens quechuas, souvent nomades. Note :La vallée de Cotahuasi est la plus profonde du monde du fond de ses 3500 mètres (plus profonde que la vallée de Colca). La région est peu fréquentée car l’accès est difficile. Un bon plan après l’ascension : les cascades de Sipia (150 m de chute), les sources thermales d’eaux chaudes (de 40 à 90 degrés), et la visite des ruines incas de Maauk Allajia et d’Uma Qacho.
Accès/itinéraire : D’Aréquipa, puis d’Aplao, rejoindre le village de Chuquibamba. Poursuivre en direction de Cotahuasi et s’arrêter à la laguna Pallacocha (4750 m) (lac non visible de la route). 8h de route. Itinéraire (F, versant W, 1 à 2j) : Suivre l’ancienne piste utilisée à l’exploitation de la llareta qui se dirige vers le sommet N visible à gauche puis obliquer en direction du col entre le sommet Sud et le Nord. Prendre pied sur le glacier vers 5450 m et suivre la rive gauche du glacier jusqu’au col à 6100 entre ces deux sommets. De nombreux autres sommets de ce grand volcan se découvrent alors. De là, monter droit vers le sommet principal, SW.
AMPATO - 6288 m
C’est au sommet de ce volvan que J. Reinhart découvrit en 1995 une fillette inca, sacrifiée il y a plus de 5 siècles. L’éruption du Sabancaya, son voisin immédiat, ayant accéléré la fonte du glacier de l’Ampato a permis cette découverte. Accès : D’Aréquipa, suivre la route de Chivay. 1h avant Chivay, prendre à gauche pour rejoindre le village de Sallalli. Remonter ensuite une vallée qui descend du col entre Ampato et Sabancaya. Camp à 5200 m (6h de route, 2h de marche). Itinéraire (F, versant SE, 5-6h) : Monter directement vers le sommet par des champs de lave puis sur glacier à partir de 5800 m environ. Nombreux itinéraires possibles, les pénitents peuvent rendre l’ascension pénible.
Arequipa,

A 1 000 kilomètres au sud de Lima, Arequipa, la deuxième ville du Pérou se niche à 2 300 mètres d’altitude, au pied des volcans Misti, Picchu Picchu et Chachani.
Arequipa serait un nom aymara, signifiant « l’endroit derrière la montagne », à moins que ce ne soit une invitation inca : « Oui, restez… » Faut-il déjà voir dans ces traductions, les racines de la fierté caractéristique des Aréquipéniens ? Cet orgueil est tel que des habitants ont crée un « passeport » et même une monnaie, qu’ils montrent aux amis étrangers avec un sourire, entre arrogance et humour. Il est vrai qu’Arequipa a de quoi séduire. Sous un ciel presque toujours bleu, au cœur d’une oasis de verdure, elle est construite en pierre blanche volcanique, le sillar.
« La lune a oublié d’emporter la ville quand elle s’est séparée de la Terre », affirment les Aréquipéniens pour expliquer la blanche pureté de leur cité… A la fois moderne et historique, Arequipa est animée de jour comme de nuit. Installes à la terrasse d’un café, sous les arcades, il fait bon assister á la sortie de la messe sur la Plaza de Armas. La foule bigarrée s’égaye. De petits groupes s’installent sur les bords de la grande fontaine, à l’ombre des palmiers majestueux. Souvent, la place est le lieu de manifestations politiques. Mais le plus remarquable pour le visiteur est l’architecture dite coloniale métisse. Les maisons, comme les églises, sont ornées de frontons hauts et courbes débordant de décors sculptés ou la faune et la flore locale comme les masques indigènes sont souvent présents.
De son fronton à son maître-autel orné à la feuille d’or en passant par la couple polychrome d’une de se chapelles, l’église de la compagnie de Jésus par exemple est un condensé de ce baroque exubérant aréquipénien. La plus grande surprise est pourtant à venir : le couvent Santa Catalina, véritable ville dans la ville et joyau de l’art colonial métis, avec ses 20 000m2 de monuments, de places, de ruelles, de cloîtres et de couleurs ! Arequipa s’enorgueillit enfin d’être au centre d’une région exceptionnelle, recelant des canyons parmi les plus profonds de la planète, des volcans en activité, des sources thermales, des montagnes à la beauté désertique… C’est d’ailleurs au sommet d’un des glaciers (l’Ampato, à 6 280 mètres) que fut découverte en 1995 une des personnalités majeures d’Arequipa : la princesse des glaces ou momie Juanita. Cette jeune Inca de 14 ans fut mise au jour, intacte, quelque 500 ans après avoir été sacrifiée.
Intérêts touristiques
La Plaza de Armas.

Entourée par l’église Cathédrale et par plusieurs arcades, la Plaza de Armas présente une belle fontaine en bronze de trois vasques couronnées par la figure d’un soldat du XVIe siècle. Ce personnage est appelé le "Tuturutu", qui, selon l’histoire, était chargé d’aviser la population de tout nouvel événement. Autour de la place, on peut apprécier trois arcades construites en granit et aux voûtes de briques et de chaux : le Portal del Cabildo (Arcades de la Municipalité), le Portal de las Delicias (Arcades de San Agustín) et le Portal del Regocijo (Arcades de Flores).
La Cathédrale.
Datant du XVIIe siècle, elle est considérée comme l’un des premiers monuments religieux de la ville. Elle fut construite en sillar, avec des voûtes de briques ; puis fut détruite par un incendie en 1844 et reconstruite en 1868 par l’architecte aréquipégnien Lucas Poblete. Son style est néoclassique et les entrées du temple se situent dans les nefs latérales. Elle fut durement frappée par le tremblement de terre de l’année 2001, qui affecta sérieusement ses tours.
L’Église et le Complexe de La Compañía.
Cet ensemble se compose de plusieurs édifices construits par les jésuites, aussi bien à des fins religieuses que de logement, et il forme un monument représentatif de l’architecture religieuse propre au XVIIe siècle (1660). Le temple s’élève au milieu de cet ensemble. L’église de la Compañía fut construite en 1573 par Gaspar Báez et fut détruite par un tremblement de terre en 1584. La structure actuelle date de 1650. Elle possède approximativement 66 toiles de l’école de Cuzco, d’artistes comme Bernardo Bitti et Diego de la Puente.
Le Mirador de Yanahuara.
Construit au XIXe siècle, il est formé d’une série d’arcs de sillar sur lesquels ont été gravées les phrases des aréquipéniens les plus célèbres. Le mirador a une vue privilégiée sur la ville et sur le volcan Misti.
Le District de Cayma.
Le village de Cayma est réputé pour être le "Balcon d’Arequipa" grâce à sa situation privilégiée qui permet de contempler toute la ville. Sur sa place centrale, le temple de San Miguel Arcángel, construit en 1730, est considéré comme un joyau architectural pour sa façade métisse. Le presbytère conserve le "Salon de Bolívar" où, dit-on, le Libérateur déjeuna durant son séjour dans le village.
Le Volcan Misti.
Avec ses 5 825 mètres d’altitude, il est l’image tutélaire de la ville. Depuis son sommet, il est possible d’entrevoir la ville d’Arequipa, la vallée du Río Chili et les volcans Chachani et Pichu Pichu.

