Cusco,

Cuzco signifie en quechua « le nombril du monde » et il s’agit sans aucun doute d’une des villes les plus fascinantes de la sierra péruvienne.

Son architecture, contrastée entre le style espagnol et la solidité des fondations des monuments incas, lui confère une beauté unique. Ses toits de tuiles rouges se fondent aux montagnes environnantes ; Seuls émergent les dômes de ses multiples églises.

C’est là que vers 1250, à la croisée des vallées de l’Huatanay et du Tullumayu, Manco Capac enfonça dans le sol le bâton d’or que lui avait confié le dieu Soleil, désignant ainsi le lieu qui devait devenir le « nombril » de l’Empire. Attaché aux symboles, les Incas donnèrent au plan de leur capitale, la silhouette d’un puma.

Aujourd’hui, il faut de l’imagination au visiteur pour se représenter la ville, abritant quelques 15 000 notables, découvert par Francisco Pizarro en 1533. Les chroniqueurs espagnols furent éblouis par le Korikancha, le temple principal dédié au soleil. Ils écrivirent n’avoir jamais rien vu d’aussi beau, ni sur leur terre natale, ni aux Amériques. Il ne reste de cette magnificence que la maçonnerie d’une extraordinaire précision qui sert de fondation à l’église Santo Domingo. L’édifice espagnol a d’ailleurs souffert des différents séismes qui ont affecté la région, alors que sa base inca n’a pas bouge d’un millimètre !
Toute la ville de Cusco est ainsi un assemblage de civilisations. Sous les façades blanches, les balcons de bois ouvrages et les arcades de tradition espagnole subsistent les soubassements des temples et des palais incas avec leur agencement parfait d’énormes blocs de granit et leurs surprises géométriques comme la pierre à douze angles de l’ancien Palais de l’Inca Roca. Si tous les édifices incas ont été pillées par les Espagnols, il en est de même pour la tête du puma voulu par l’Inca expansionniste Pachacutec : la forteresse de Sacsayhuaman.

Sur une colline, ses 22 murs de fortification en zigzag formaient à la fois les dents du félin symbolique et un très bon système de défense. Théâtre d’une ultime terrible bataille entre Manco Inca et les conquistadors, elle fut utilisée comme carrière pour construire la Cusco coloniale.
Mais rapidement, les vainqueurs délaissèrent cette ville excentrée au profit de Lima la côtière. Le joyau de l’Empire Inca prend aujourd’hui sa revanche en tant que capitale touristique incontestée du pays.

Aujourd’hui Cuzco vit principalement de l’agriculture et du tourisme. C’est la septième ville la plus peuplée du Pérou. A proximité, se situe notamment, la vallée Urubamba appelée « Vallée Sacrée des Incas ». Cette dernière a constitué durant l’époque inca, un centre stratégique militaire, religieux et agricole. Sur les flancs des montagnes, sont édifiées d’importantes forteresses qui contrôlaient l’accès de la vallée et la protégeaient des possibles invasions. Parmi les ruines les plus remarquables de la vallée, se trouvent Pisac et Ollantaytambo.

Plus loin dans la vallée, à 2 900 mètres d’altitude, près des cimes du Huayna Picchu, la majestueuse cité perdue du Machu Picchu est entourée d’une végétation tropicale généreuse.

Intérêts touristiques

La Place d’Armes. À l’époque des Incas, on l’appela "Huacaypata" mot quechua qui signifie lieu des lamentations ou lieu de rencontre. C’était un lieu cérémonial important où l’on célébrait chaque année l’Inti Raymi ou Fête du Soleil. C’est là aussi où Francisco Pizarro proclama la conquête de Cuzco. La place se transforma avec l’arrivée des Espagnols ; Des arcades de pierre furent édifiées, ainsi que les constructions qui aujourd’hui encore entourent la place.

La Cathédrale. Sa construction s’est faite en deux étapes : D’abord la Chapelle d’El Triunfo fut construite sur ce qui fut l’ancien temple de Suntur Wasi (La Maison de Dieu) ; Plus tard la Cathédrale fut bâtie sur le palais de l’Inca Wiracocha. On remarque le style renaissance sur la façade et à l’intérieur, avec une décoration intérieure très riche en sculptures de cèdre et d’aulne. Le chœur et la chaire se distinguent par leur beauté. La Cathédrale conserve une collection importante de peintures de l’école cuzquénienne et d’objets en argent repoussé.

Le Temple de la Compagnie de Jésus. Le temple d’origine fut construit en 1571 sur les terres de l’ancien Amarucancha, palais de l’Inca Huayna Cápac. Après le tremblement de terre de 1650, il dut être reconstruit vers 1688. Le plan original et la façade sont des exemples du baroque andin. L’entrée principale, genre "retable", est ornée par des clochers d’une hauteur moyenne, et ses murs de pierre ont été soigneusement sculptés. On remarque, en entrant dans le temple, l’autel principal constitué de trois corps, et des colonnes torses, la chaire toute en bois et de nombreux retables de styles baroque, plateresque et churrigueresque. Parmi les œuvres d’art, se démarque "Le mariage de Martín García de Loyola avec Beatriz Clara Coya".

Le Quartier de San Blas. C’est un des plus pittoresques de Cuzco. Appelé "T’oqokachi ou la cavité de sel", il se caractérise par ses rues étroites et très pentues, et par ses belles maisons de style colonial. Il est connu pour être le Quartier des Artisans. La Pierre aux Douze Angles. Dans la rue Hatunrumiyoc, on peut admirer un ancien mur inca, qui faisait partie du palais de l’Inca Roca, et qui témoigne de façon remarquable du talent des Incas dans le polissage et la pose de chaque pierre. On remarque dans cette structure ce que l’on appelle la "Pierre aux Douze Angles", rendue célèbre grâce à sa parfaite taille et à l’assemblage de ses angles.

Le Musée d’Art Précolombien Larco. La demeure qui abrite le Musée fut la "Kancha Inca" en 1450, puis la maison du conquistador Alonso Díaz en 1580, du comte de la Cabrera en 1850, et elle fut totalement restaurée pour devenir le Musée d’Art Précolombien depuis juin 2003. Le musée réunit, dans ses 11 salles, 450 œuvres datant de 1250 av.J.C. jusqu’à 1532 ap.J.C. Elles ont été sélectionnées parmi un ensemble de 45 mille objets appartenant à la collection du Musée archéologique Larco de Lima.

Le Complexe archéologique de Pukapukara. Le Complexe comprend de nombreuses enceintes, places intérieures, aqueducs, de tours et sentiers ; il aurait servi de tambo ou lieu de repos et d’hébergement. D’après ce que l’on dit, chaque fois où l’Inca décidait de rendre une visite à Tambomachay, il se faisait accompagner par un grand cortège qui se logeait à Pukapukara. Il doit son nom de forteresse à son apparence fortifiée.

Le Complexe archéologique de Qenko. A l’est de Sacsayhuaman, Qenqo est un immense promontoire composé de deux grands rocs (Qenqo Grand et Qenqo Petit) taillés avec des inscriptions différentes. Son nom signifie « labyrinthe », « zigzag », « tordu » ou « avec plusieurs tours ». Il s’agissait d’un sanctuaire, une huaca ou lieu d’adoration d’importance dans l’Etat Inca. En effet, il possédait un Intihuatana (lieu d’adoration au soleil selon le rite lié au solstice) et des petits canaux en zigzag qui auraient servi à verser et à conduire de la chicha (boisson de maïs fermenté) ou bien du sang, pendant la célébration des rites. Dans la partie interne de la roche, il y a une pièce souterraine dont le plafond, le sol, les murs, les niches et les tables ont été taillés à même la roche. Les tables servirent probablement aux sacrifices des humains ou des animaux.

Le Complexe archéologique de Tambomachay. Tambomachay est un lieu surprenant avec une fine architecture composée par des plateformes, ouvertures et bassins). Des aqueducs fournissent en eau les bains tout au long de l’année en transportant toujours la même quantité de liquide, mais on ignore jusqu’à présent d’où elle provient. Tambomachay aurait eu une fonction religieuse importante, liée à l’eau et à la régénération de la terre. On estime qu’il fut construit aux alentours de 1 500 ap. J.C., avec un lien étroit avec Pukapukara. C’était un des temples qui conformaient le système de ceques du Cusco, ensemble de lignes imaginaires dans les lieux sacrés qui signalaient le temps et la place des cérémonies. Le site s’étend sur une superficie approximative d’un demi hectare, et le matériau utilisé pour sa construction fut la pierre calcaire avec une disposition de style polygonal.


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